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Chez Greenfib, nous constatons l’importance de clarifier, partager, et construire en conscience. Étymologiquement, écologie c’est « connaissance de la maison », économie, c’est « gestion de la maison ». Et on apporte une bonne réponse à une question bien posée. Cet article a donc vocation à contribuer à cette meilleure connaissance en restant à notre place de pédagogue plus que d’expert. Pour plus d’informations sur le bioplastique, consultez le site de l’ADEME.

Qu’est-ce que le bioplastique ?

Le mot « bioplastique » est aujourd’hui beaucoup utilisé, parfois à tort. On le retrouve dans les médias, sur les emballages, dans les discussions sur la transition écologique… Mais que recouvre-t-il vraiment ?

Bioplastique : définition

Le bioplastique est un “Plastique biodégradable, issu de ressources renouvelables (amidon, par exemple), ou un plastique non biodégradable, bien qu’issu de ressources renouvelables.” (source Larousse).

Le terme bioplastique regroupe donc deux grandes familles :

  • Les plastiques biosourcés : ce sont des plastiques composés en partie ou intégralité de matières premières d’origine naturelle et renouvelables ;
  • Les plastiques biodégradables : capables de se décomposer dans certaines conditions (industrielles ou domestiques), avec ou sans origine végétale.

Un bioplastique désigne donc à la fois l’origine de la ressource et la manière dont il se décompose. Il est obligatoirement biosourcé mais pas toujours biodégradable.

Les différents types de bioplastiques

Les plastiques biosourcés

Ce sont des plastiques qui réduisent leur dépendance au pétrole et qui sont élaborés à partir de biomasse d’origine végétale ou animale (canne à sucre, pomme de terre, amidon de maïs, patate douce, ricin, etc.). Ils ne sont pas nécessaires biodégradables.

/!\ Juridiquement, un plastique peut être désigné comme biosourcé à partir du moment où il détient au moins 20% de matière biosourcée. Ce qui signifie qu’il peut contenir jusqu’à 80% de matière pétro-sourcée. C’est pour cela que chez Greenfib, nous mettons en avant le 100% biosourcé de notre matière, avec zéro matière pétro-sourcée.

Les plastiques biodégradables

Les plastiques biodégradables regroupent les plastiques composés de matières organiques (végétales ou animales) et/ou fossiles pouvant être rapidement décomposées sous l’action de micro-organismes (en eau, dioxyde de carbone et biomasse) et bio-assimilées par l’environnement. 

Cependant, pour qu’un plastique biodégradable se décompose réellement, certaines conditions sont indispensables : une température élevée, un taux d’humidité contrôlé, une forte concentration en micro-organismes et la présence de matière organique. Ces conditions sont rarement réunies dans l’environnement naturel (forêts, rivières, océans), ce qui rend la dégradation lente, voire incomplète.

Contrairement à une idée reçue, un plastique dit « biodégradable » ne disparaît pas automatiquement dans la nature. Sa biodégradation rapide n’est garantie que dans un environnement contrôlé, comme celui du compostage industriel, où les paramètres favorables sont rigoureusement respectés.

Sans traitement adéquat, ces plastiques s’accumulent dans les sols ou les milieux aquatiques, contribuant à la pollution plastique. Il est donc essentiel de ne pas confondre biodégradable et compostable, et de favoriser la collecte et le traitement adaptés pour limiter leur impact écologique.

/!\ Concrètement, biodégradable ne veut pas dire compostable : une très grande partie d’entre eux nécessitent des procédés industriels ou un outil industriel encore trop peu développé à nos jours.

Greenfib et le bioplastique

La matière greenfib® est un bioplastique, 100 % biosourcée, fabriquée en France, à base de Rilsan® (un polymère issu de l’huile de ricin), enrichie de fibres organiques et de charges minérales.

Ce n’est pas une matière biodégradable, car ce n’est pas toujours la meilleure solution. Ce que nous proposons, c’est un matériau robuste, compatible avec les procédés industriels standards, résistant aux usages du quotidien, et capable de soutenir des modèles de production et de consommation plus durables : réparation, réemploi, location, économie circulaire.

En conclusion

Le terme bioplastique recouvre une réalité complexe, souvent mal comprise. Biosourcé ne signifie pas toujours biodégradable, et biodégradable ne rime pas nécessairement avec disparition sans impact. C’est pourquoi il est essentiel de faire preuve de clarté et de rigueur lorsqu’on parle de matériaux durables.

Chez Greenfib, nous faisons le choix d’un bioplastique 100 % biosourcé, non biodégradable, mais pensé pour durer, être réparé, réemployé et intégré dans une logique d’économie circulaire. Parce qu’un matériau responsable ne dépend pas seulement de sa composition ou de sa fin de vie, mais de l’ensemble de son cycle de production et d’usage.

En choisissant des solutions robustes et compatibles avec les usages industriels actuels, Greenfib s’engage à bâtir une transition écologique concrète, fonctionnelle et durable.

Foire aux questions sur les bioplastiques

1. Tous les bioplastiques sont-ils biodégradables ?

Non. Le terme bioplastique désigne soit un plastique biosourcé (issu de ressources renouvelables), soit un plastique biodégradable, ou les deux. Il est donc possible qu’un bioplastique soit biosourcé mais non biodégradable, comme c’est le cas de la matière greenfib®.

2. Quelle est la différence entre biodégradable et compostable ?

Un plastique biodégradable peut se décomposer sous l’action de micro-organismes, mais cela ne signifie pas qu’il se dégrade dans la nature sans impact. Pour être compostable, un plastique doit se désintégrer totalement et rapidement dans un environnement de compostage contrôlé, sans nuire à la qualité du compost.

3. Pourquoi la matière greenfib® n’est-elle pas biodégradable ?

Greenfib a fait le choix de la durabilité. Sa composition 100 % biosourcée est pensée pour des usages longue durée, la réparation et le réemploi, afin de limiter le gaspillage à la source. La biodégradabilité n’est pas toujours la solution la plus écologique, surtout si elle engendre une surconsommation ou un traitement inadapté en fin de vie.